Swiss International Prostate Center: Clinique privée, Genève, Suisse spécialisée dans les traitements de la prostate
TRAITEMENTS / Robot da Vinci®

Robotique en urologie: les prémices

Dès son origine, par l'aspect endoscopique de ses interventions, l'urologie a été une spécialité à l'avant-garde de la chirurgie mini-invasive. Avec l'avènement de la laparoscopie, les urologues se sont montrés inventifs pour appliquer cette technique aux opérations les plus complexes. Si bien qu'en 1991, la première prostatectomie radicale par laparoscopie est réalisée aux Etats-Unis par W. W. Schuessler.

Mais, les difficultés étant nombreuses et les temps opératoires interminables, ces premières prostatectomies ne seront qu'un feu de paille. De plus, long et complexe, l'apprentissage ne peut se faire qu'avec des tuteurs faisant preuve d'un esprit de compagnonnage. Il faudra attendre 1998 pour voir cette technique acquérir ses lettres de noblesse sous l'impulsion d'équipes européennes.

La Clinique Générale-Beaulieu à l'avant-garde

C'est le Dr Charles-Henri Rochat qui réalise, dès mars 1999 à Genève, les premières prostatectomies laparoscopiques de Suisse, avec le concours du Dr Richard Gaston, de Bordeaux, et le Dr Pierre Dubernard, de Lyon. La principale difficulté de cette intervention est l'exposition dans un champ opératoire restreint, la nécessité de préserver les structures neuro-vasculaires et sphinctériennes, mais surtout l'anastomose vésico-urétrale qui intervient à la fin, représentant le moment délicat où le chirurgien est le plus fatigué. Cette séquence opératoire se retrouve aussi dans les corrections laparoscopiques de maladies de la jonction pyélo-urétérale ou dans les néphrectomies partielles pour cancer nécessitant également des sutures en fin de procédure. L'expérience aidant, les difficultés techniques ont été relativisées et les temps opératoires de l'équipe du Dr Rochat ont été considérablement raccourcis.

La chirurgie assistée par ordinateur

A l'aube de l'an 2000 apparaît la chirurgie assistée par ordinateur. Elle permet de commander à distance des micro-manipulateurs doublés d'une vision en 3D. La vision et la précision améliorées ne peuvent être qu'un plus dans l'évolution de la chirurgie mini-invasive. En mai 2000, la première prostatectomie laparoscopique robot-assistée est réalisée en Allemagne par J. Binder. En Suisse, un premier robot da Vinci est installé à Zurich en août 2002, puis à Genève, à la Clinique Générale-Beaulieu en janvier 2003, principalement pour le programme d'urologie. En 2015, plus de 22 centres en Suisse sont équipés de ce type de robot.

Les principaux avantages

Si les avantages de la chirurgie assistée par ordinateur se manifestent pour la plupart des interventions laparoscopiques en urologie, c'est pour la prostatectomie radicale que son utilisation prédomine. La vision exceptionnelle en 3D, la facilité d'accès au fond du pelvis, la position ergonomique pour l'opérateur, la précision des gestes par suppression du tremblement, la réduction des mouvements et la rotation des instruments sur 6 axes, apportent une aisance opératoire inégalable. Néanmoins, la réalisation d'opérations de qualité demande une grande expérience et une routine pour pouvoir faire face à toutes les situations.

Un centre de formation homologué

La section robotique de l'Association Européenne d'Urologie (ERUS-EAU) a reconnu la Clinique Générale-Beaulieu (www.chirurgie-robotisee.ch/fr/urologie) comme centre de formation pour les urologues établis désireux d'accomplir un curriculum complet en robotique, en collaboration avec l'Institut ORSI d'Aalast en Belgique (Prof. A. Mottrie). Les exigences d'un tel type de centre reposent sur la qualité des équipes et un volume opératoire supérieur à 100 prostatectomies par an.