Swiss International Prostate Center: Clinique privée, Genève, Suisse spécialisée dans les traitements de la prostate
TRAITEMENTS / Cancer

Années 1990: les surtraitements

Depuis l'introduction, au début des années 1990, du dépistage du cancer de la prostate par dosage de la PSA, patients et praticiens sont confrontés à une nouvelle problématique: les néoplasies prostatiques diagnostiquées en grande nombre ont entraîné des surtraitements, accompagnés des inévitables complications liées à tout traitement curatif radical, que ça soit par chirurgie ou par radiothérapie.

Années 2000: la surveillance active

Ainsi, les années 2000 ont vu l'émergence d'une approche plus attentiste: la surveillance active. Cette dernière consiste à suivre d'une manière stricte les patients porteurs d'un cancer prostatique peu aggressif et de les traiter si la maladie prostatique se développe. Malheureusement, cette approche comporte un risque de sous-traitement en raison d'une progression rapide ou d'une sous-estimation initiale de la tumeur. Ces deux facteurs expliquent que 30% des patients nécéssitent un traitement définitif dans les 3 ans.

Années 2010: la thérapie focale

Elle permet d'éviter les séquelles d'un traitement curatif lourd et le risque de sous-traitement de la surveillance active. Les deux pilliers de cette approche? Imagerie performante et destruction tissulaire. Grâce aux progrès scientifiques et technologiques de ces dernières années, avec en particulier la puissance diagnostique de l'IRM 3Tesla, la thérapie focale peut enfin devenir une réalité.

Une technologie performante

Nous disposons d'un système HIFU (Ultrasons focalisés de haute intensité) Focal One® société (EDAP) qui permet de détruire par la chaleur, avec précision et sécurité, les cellules de la glande sans endommager les tissus environnants. Nous utilisons en outre un logiciel qui fusionne les images obtenues par IRM avec l'échographie endorectale. Par ailleurs, si le système Ablatherm® HIFU fait ses preuves depuis les années 1990, il était utilisé jusqu'ici pour le traitement total de la glande, sans possibilité de cibler les zones à traiter. Pour les diagnostics, nous utilisons l'UroStation Koelis Touch® permettant biopsies ciblées et fusions d'images IRM/échographies transrectales. Ainsi, la précision de l'examen bioptique est nettement améliorée et le nombre de biopsies diminué. Dans des situations plus complexes, si nous sommes en présence de tumeurs antérieures ou qu'il faut réaliser des biopsies de saturation, nous utilisons le système Biopsee pour des biopsies-fusions par voie périnéale sous anesthésie à l'aide d'un bras robotique.

Le robot da Vinci

Pour des patients porteurs d'un carcinome prostatique ne répondant ni aux critères de la surveillance active ni à ceux d'un traitement focal, et pour lesquels on retient un traitement chirurgical plutôt qu'une radiothérapie, la robotique est la meilleure solution. Depuis plus de 12 ans, le Dr Charles-Henry Rochat, du SIPC, a été l'un des pionniers de la prostatectomie robotisée à l'aide du robot da Vinci et ont pu acquérir, au fil des ans et des nouveaux modèles de robots, une très grande expérience de l'intervention. Le SIPC utilise majoritairement le robot da Vinci Si à quatre bras de la Clinique Générale-Beaulieu mais intervient également dans d'autres établissements avec le robot Xi. Le principe d'une intervention effectuée à l'aide de ce robot est d'introduire une caméra 3D HD par le nombril et des instruments articulés par d'autres petits trous. Les articulations sont d'une conception très fine avec un grand débattement. Les poignées de la console de commande transmettent les mouvements des mains du chirurgien aux instruments qui les reproduisent avec une grande aisance dans le champ opératoire, dépassant la précision de la main humaine. Par ailleurs, le système Si intègre des images radiologiques dans le champ de vision de l'opérateur pour faciliter son orientation. Couplé à une vision en 3 dimensions, le système donne au chirurgien une meilleure exposition du champ opératoire et optimise sa précision. Le robot présente donc trois avantages principaux: vision, précision et ergonomie. Ces éléments permettent des opérations de haute qualité qui profitent au patient sur les plans oncologique et fonctionnel (continence et érection). A fin 2015, plus de 850 prostatectomies robotisées ont été réalisées à la Clinique Générale-Beaulieu.

Des colloques hebdomadaires

Tous les cas de suspicion de néoplasies prostatiques ou de tumeurs prostatiques avérées sont discutés lors de nos colloques hebdomadaires d'uroradiologie, ainsi que dans le cadre du tumor board urologique.